accueil > Tous les conseils > Conseils > Les frais lors d'une vente de gré à gré
Lors de la signature de l'acte de vente d'une habitation, en plus du prix de l'immeuble, l'acheteur doit s'acquitter de frais généralement élevés.
Généralement supportés par l'acquéreur, les frais d'acte, erronément appelés frais de notaire, comprennent trois postes essentiels.
Il s'agit :
- des droits d'enregistrement, taxes perçues sur toute mutation d'immeuble et déterminées par Région. Il s'agit d'une formalité consistant en la copie, l'analyse ou la mention de l'acte ou de l'écrit par le receveur de l'enregistrement dans un registre.
En Région wallonne et en Région de Bruxelles-Capitale, ils s'élèvent à 12,5 % du prix de vente de l'immeuble augmenté des charges avec minimum de la valeur vénale. En d'autres mots, ils sont calculés sur base de la valeur conventionnelle.
Cette dernière correspond au prix augmenté des charges de la vente. Sont des charges, notamment les frais engagés par le vendeur afin d'effectuer la vente lorsque ces frais sont à charge de l'acquéreur (publicité, intermédiaires, frais de mesurage...) et l'obligation, pour l'acheteur, de payer certains impôts relatifs à l'immeuble pour une période précédant l'entrée en jouissance de celui-ci par l'acheteur.
La base d'imposition ne peut jamais être inférieure à la valeur vénale de l'immeuble. Dis autrement, la valeur vénale constitue la base d'imposition lorsqu'elle est supérieure à la valeur conventionnelle des biens.
En Flandre, les droits d'enregistrement s'élèvent à 10 % également pour les ventes, échanges et toutes conventions translatives à titre onéreux de propriété ou d'usufruit de biens immeubles.
La valeur vénale se détermine par comparaison avec les prix obtenus pour des biens de même qualité et de situation analogue lors des ventes de gré à gré réalisées dans des conditions normales.
Tous ces pourcentages sont fixes, quel que soit le montant de la vente. Une fois l'acte de vente signé, le notaire va payer les droits d'enregistrement dont le montant est compris dans la provision de frais et honoraires que lui a réglés l'acquéreur.
Poste le plus important, il ne faut pas le confondre avec les frais effectifs nécessités par l'établissement de l'acte de vente que sont les honoraires du notaire et ses frais de dossier.
En cas de vente d'une petite propriété rurale ou d'une habitation modeste il est prévu un taux réduit (sauf dans la Région de Bruxelles-Capitale).
Les droits d'enregistrement sont réduits à 6 % pour un immeuble en Wallonie ou en Région bruxelloise et à 5 % pour un immeuble situé en Région flamande pour les ventes de la propriété d'habitations dont le revenu cadastral, bâti et non bâti, ne dépasse pas un certain montant prévu légalement .L'achat d'une habitation dont le revenu cadastral (R.C.) ne dépasse pas 745 € est soumis à ces droits d'enregistrement réduits. Ce R.C. est augmenté en fonction du nombre d'enfants à charge. Il est au maximum de 1.045 € pour sept enfants et plus.
Les droits d'enregistrement doivent être payés au plus tard dans les 4 mois de la signature du compromis de vente, pour autant que l'acte notarié de vente n'ait pas été déjà réalisé.
Dans certains cas, les droits d'enregistrement sont partiellement remplacés par la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Un exemple : il peut y avoir la TVA (21 % en principe) s'il s'agit d'une vente d'un bâtiment neuf réalisée sous le régime de la TVA. Un bâtiment (toute construction incorporée au sol) est considéré comme neuf jusqu'au 31 décembre de la deuxième année qui suit celle au cours de laquelle a lieu la première occupation ou la première utilisation du bâtiment.
En effet, pour la vente d'une maison neuve ou en cours de construction, un vendeur peut demander que la vente soit soumise à la TVA. Dans cette situation, l'acheteur de cet immeuble doit payer le droit d'enregistrement sur la valeur du terrain, et la TVA sur la valeur des constructions;
- des honoraires du notaire fixés par arrêté royal. Selon la Fédération royale du notariat belge, ceux-ci servent d'abord à couvrir tous les frais de fonctionnement de l'étude notariale (frais de personnel, amortissement de matériel de bureau, primes d'assurances, cotisations diverses...). Le reste représente la rémunération du notaire pour son travail et sa responsabilité.
Ne pouvant pas être négociés par le notaire et les parties, ils se calculent par tranches sur le prix d'achat, ce qui signifie que leur pourcentage est proportionnellement plus élevé sur les tranches basses du prix que sur les tranches élevées (tarif dégressif allant de 4,56 % à 0,057 %). Le pourcentage appliqué diminue à mesure que le prix d'achat augmente. Attention, s'il y a plusieurs notaires à l'acte, leurs honoraires doivent être partagés entre eux en fonction du travail, de la responsabilité de chacun et suivant les règles de partage établies par les autorités professionnelles. Le fait qu'ils soient plus ou moins nombreux n'entraîne donc pas de surcoût. Les honoraires du notaire sont loin de constituer le montant total des frais à payer.
La plupart des chambres notariales possèdent un site web sur lequel il est possible de connaître le montant des honoraires en fonction du prix d'achat de l'immeuble;
Il s'agit donc bien des frais nécessaires pour effectuer les recherches administratives ainsi que pour certaines formalités après la signature de l'acte qui peuvent varier d'un notaire à l'autre.
Comme le souligne la Fédération royale du notariat belge, le coût de ces frais divers varie en fonction des particularités de chaque vente (nombre de vendeurs, longueur de l'acte...) et il ne peut pas être déterminé avec précision.
A noter encore qu'un notaire peut être chargé d'exposer en vente de gré à gré et de négocier des biens immobiliers de ses clients. Dans ce cas, le salaire de négociation dû au notaire, en cas de conclusion de la vente grâce à son intervention doit être librement déterminé entre le propriétaire et le notaire au moment de la signature du contrat. Et cela est valable aussi longtemps que la mission n'a pas été résiliée. Attention, ce salaire ne peut en aucun cas dépasser 2 % du prix de vente (outre le remboursement des frais et débours). À la charge exclusive du vendeur, le salaire de négociation ainsi que les frais et débours pour exposer le bien en vente doivent être payés au notaire au plus tard lors de la passation de l'acte de vente. Maintenant, si plusieurs notaires sont chargés conjointement de mettre en vente un immeuble, ils doivent régler entre eux librement la répartition des tâches que comporte cette mission. Et sauf convention contraire, le salaire de négociation doit être partagé entre eux dans la même proportion que leur part respective dans l'honoraire de l'acte de vente.
Si un agent immobilier est intervenu dans la négociation de la vente, son salaire doit être payé par le vendeur le jour de la signature de l'acte notarié. Il varie de 3 à 5 % du prix de vente.
Les frais de la vente doivent être payés par l'acheteur de l'immeuble le jour de la signature de l'acte notarié.
Les droits fiscaux (droits d'enregistrement...) et les honoraires du notaire peuvent être déterminés avec précision. Par contre, les frais divers ne sont connus qu'après l'accomplissement de toutes les formalités.
C'est la raison pour laquelle, explique la Fédération précitée, le notaire (le notaire instrumentant) demande une provision approximative suffisante pour frais d'actes, et dont il rembourse l’excédent à l'acheteur s'il y a lieu.
Si l'acheteur ne possède pas tous les fonds nécessaires afin d'acquérir l'immeuble convoité, il peut contracter un emprunt hypothécaire.
Dans ce cas, il va devoir payer des frais calculés pour l'acte de prêt sur la base du montant emprunté. Il faut compter environ 2,50 % du montant emprunté.
Il va donc devoir verser à l'organisme-prêteur :
- des frais d'expertise. L'expertise sert à définir la valeur vénale de l'immeuble qui est donné en hypothèque. Généralement, l'organisme financier se réserve le choix de l'expert;
- des frais de dossier. Il s'agit de frais administratifs liés au traitement de la demande. Attention, ils ne sont dus que si une offre écrite parvient au candidat-emprunteur.
De plus, il doit verser les droits, frais et honoraires au notaire.
Globalisés en une provision à lui payer le jour de la signature de l'acte, ceux-ci se composent :
- de divers impôts indirects, à savoir le droit d'enregistrement au taux de 1 % du montant garanti par l'hypothèque et le droit d'hypothèque au taux de 0,3 % sur le même montant. En effet, dans le cas d'une affectation hypothécaire, un droit fiscal de 0,3 % est demandé à titre de droit d'inscription;
- de l'honoraire du notaire et du salaire du conservateur des hypothèques, calculés suivant barème légal et
- des frais réels et fixes qu'occasionnent extraits cadastraux, recherches hypothécaires, recherches fiscales. Si l'acte n'est pas signé, en d'autres mots si l'opération reste sans suite pour une quelconque raison, le notaire va compter au client les frais réels exposés ainsi qu'une fraction des honoraires légaux (si le projet d'acte a été rédigé).