accueil > Tous les conseils > Conseils > Quand une révision de loyer est-elle possible ?
Sous certaines conditions, la loi relative aux baux portant sur un logement affecté à la résidence principale du locataire autorise la révision du loyer, qu’il s’agisse d’une augmentation ou d’une diminution.
Avant la fin de chaque triennat. Sans préjudice de ce qui est prévu pour les travaux de rénovation, les parties peuvent convenir de cela entre le neuvième et le sixième mois précédant l’expiration de chaque triennat. La preuve de l’accord peut être apportée par un acte sous seing privé (simple document écrit), un échange de correspondance, une quittance de paiement de loyer adapté…Cela doit permettre, si un accord n’est pas atteint assez rapidement, de recourir au juge en temps voulu pour obtenir la révision judiciaire avant le début du prochain triennat. Attention, un accord qui interviendrait en dehors de ce délai, de même qu’un accord anticipé ou tardif conclu sous la pression sont nuls.
Le principe est donc bien que le montant du loyer peut être revu tous les trois ans, avec pour conséquence une hausse possible ou une baisse possible de celui-ci.
Cela s’applique au bail de longue durée : neuf ans ou plus.
Après cette demande de révision, deux solutions sont possibles :
A défaut d’accord amiable
L’action ne peut être intentée qu’exclusivement entre le 6e et le 3e mois précédant l’expiration du triennat en cours.
Ce délai suit directement le délai imparti pour arriver à un accord amiable. Une fois le délai de la révision conventionnelle passé, la partie qui désire obtenir la révision du loyer doit saisir le juge de paix.
La valeur qui sert de base de comparaison lors d’une augmentation ou d’une diminution du loyer est la valeur locative normale. Et cette dernière, précise l’ouvrage Les baux – le bail de résidence principale publié aux éditions Larcier, est une notion concrète. C’est le loyer payé dans un quartier pour un immeuble ayant un standing et un équipement correspondant.
C’est le prix que proposerait un locataire moyen pour le bien considéré et qui est déterminé sur la base des données du marché et d’une comparaison de la valeur locative de biens similaires situés dans les environs.
Le demandeur dans une action en révision du loyer doit apporter la preuve de la valeur locative normale, ce qui suppose à la fois une description détaillée de l’immeuble visé par la demande en révision, la désignation d’un certain nombre d’immeubles de comparaison dans le quartier et la description suffisante de ceux-ci.
Afin d’objectiver l’appréciation des points de comparaison, note encore ce guide, il est suggéré de tenir compte d’un certain nombre d’éléments, tels que notamment :
Effets du loyer révisé. Le loyer révisé produit ses effets à compter du premier jour du triennat suivant. Quant à l’ancien loyer, il demeure provisoirement exigible jusqu’à la décision définitive.
Toutes ces dispositions ont un caractère impératif, ce qui signifie que les parties ne peuvent valablement y renoncer :
En cas de bail de rénovation. Lorsque le locataire s’engage à réaliser à ses frais des travaux incombant au propriétaire, ce dernier doit, en contrepartie :
Et ce pendant un certain temps ? Oui, pendant une période devant être déterminée dans le contrat, et qui peut être inférieure ou supérieure à 9 ans, selon l’ampleur des travaux envisagés.
En cas de bail à vie. Dans cette situation, les parties peuvent cependant renoncer à la faculté de demander la révision du loyer. Cette exception s’applique aux baux conclus ou renouvelés à partir du 31 mai 1997.