accueil > Tous les conseils > Courriers des lecteurs > Vices cachés (salpêtre) et recours
Nous sommes devenus propriétaires en mai d'un appartement situé à l'entresol et au bel étage d'une maison rénovée, qui est à présent divisée en quatre appartements. Les travaux, que ce soit dans les parties communes ou dans les quatre appartements, n'étaient pas terminés aux dates auxquelles les quatre actes authentiques ont été signés et nous avons encore aujourd'hui des ouvriers du vendeur qui travaillent de temps en temps dans l'immeuble pour tout terminer.
Lors des visites de notre appartement, les murs ne présentaient aucune trace d'humidité.
Avant la signature de l'acte authentique, nous sommes convenus avec le vendeur que le carrelage du sol de l'entresol devrait être recouvert de plancher dans les pièces à vivre de l'entresol. Cela a été accepté et fait, mais le vendeur, pour ce faire, a fait arracher les plinthes en carrelage puis, en une seule demi-journée, a fait refaire du plâtre, de l'enduit et a fait coller des plinthes en "bois" (en fait en papier compressé). Cette précipitation est-elle à l'origine de nos problèmes actuels, qui, parce qu'il a fallu dégager les murs et donc déplacer tous les meubles, nous empêchent d'utiliser les pièces concernées ?
Toujours est-il qu'au mois de juin/juillet sont apparues en bas des murs de l'entresol des traces d'humidité assez sévères (salpêtre, florescences, coloration,…). Le vendeur a alors accepté d'enlever à nouveau les plinthes, d'enlever le plâtre/enduit et de poser du ciment hydrofuge sur la hauteur des plinthes.
Comme convenu avec lui, nous avons laissé tout cela sécher de fin juillet à fin août. Mais à notre retour de vacances, nous avons constaté que le ciment hydrofuge n'avait pas séché à de nombreux endroits et que de nouvelles traces sévères d'humidité étaient apparues au-dessus des zones cimentées. Les endroits concernés sont principalement sur des murs semi enterrés du côté de nos voisins et près d'une porte donnant sur une cour.
Nous avons fait venir une entreprise spécialisée qui a recommandé de mettre du ciment hydrofuge jusqu'à la hauteur du sol de nos voisins (soit plus de 1,20 m à certains endroits) et de procéder à des injections de produit imperméabilisant dans le mur au -dessus de ce niveau.
Cette opération est coûteuse mais semble être nécessaire pour régler le problème de manière durable.
Le vendeur semble vouloir prendre à sa charge ces travaux, mais nous n'en avons pas la certitude.
Ma question est la suivante : qui doit payer ces travaux :
Monsieur L., de Bruxelles
Apparemment, le vendeur reconnaît sa responsabilité, qui semble indiscutable s'agissant manifestement d'un problème de vice caché. L'idéal serait donc de lui faire signer un document selon lequel il s'engage à remettre en état conformément aux règles de l'art. Si les murs concernés sont des parties communes c'est en principe à la copropriété (représentée par son syndic habilité à cette fin par l'assemblée générale) de faire la transaction avec le vendeur.